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Lucie la Framboise et ses amis en danger !!

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Écrit par Eric Schahl Mardi, 07 Septembre 2010 12:27

Voici un article lu sur Senego.com grâce à l’œil de lynx de Me Olivier Deschamps !

 

Cette histoire est très symptomatique de ce que l’on voit apparaitre de-ci de-là à savoir que le droit est en train d’entrer dans le monde de la gastronomie tout comme la logique de protection de concept et que cela n’est pas négatif si il s’agit de protéger des créateurs réellement inventifs de vulgaires plagiaires.

« La chaîne Chez Cora, qui compte 55 franchises au Québec, et Eggsquis, qui en compte 34, se spécialisent toutes deux dans les déjeuners. Dans sa demande d’injonction déposée au palais de justice de Montréal, Chez Cora soutient que le restaurant Eggsquis de Mascouche sert à ses clients certains plats copiés sur les siens, tant pour le nom, la marque et la recette que pour la présentation visuelle. Les plats en cause sont le Lucie-la-Framboise, le Brie fondant à l’érable, le Panini crêpe Gigi, la Crêpe croquante, le Déjeuner surprise et le Bobby Button. Le problème, constaté en mai 2009 et qui perdure malgré les avertissements, soutient Cora, ne concerne que le seul franchisé de Mascouche.

Pareil, pas pareil

Joint par La Presse, Bobby Vergados, propriétaire de l’Eggsquis de Mascouche, admet offrir certains plats particuliers en plus de ceux offerts par la chaîne Eggsquis. Mais il assure qu’il n’a pas copié Chez Cora. «On va changer de noms, on va régler ça cette semaine», indique M. Vergados, qui affirme néanmoins que ni la présentation ni les recettes ne sont les mêmes.

Entre autres, M. Vergados offre un plat appelé «Déjeuner surprise à la Bobby» (il s’appelle lui-même Bobby.) Cora estime qu’il s’agit de plagiat, tandis que M. Vergados affirme le contraire. «Le fait que le dirigeant porte le nom de Bobby ne lui permet pas de copier le nom, la marque, la recette et la présentation visuelle du Déjeuner surprise et du Bobby Button», lit-on dans la requête.

Cora signale que ses plats ont une histoire. La recette du Déjeuner surprise a été créée en 1989 par la fondatrice, Cora Tsouflidou, à son premier restaurant, boulevard de la Côte-Vertu. La recette du Bobby Button y avait également été créée deux ans auparavant, à la demande d’un client prénommé Bobby, fabricant de boutons de son état. Le Lucie-la-Framboise a été inventé en 2005 et a été baptisé du nom de Lucie Normandin, une employée de Cora qui adore les framboises, et ainsi de suite.

Cora, qui soutient avoir donné naissance à une nouvelle gastronomie matinale au Québec, craint la confusion et l’atteinte à sa crédibilité. «Cora entend faire respecter ses droits en vertu de la Loi sur les droits d’auteurs, la Loi sur les marques de commerce, la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et le Code civil du Québec», lit-on dans la requête.

Me Sylvie Boulanger, qui représente Cora dans cette affaire, signale que le respect de la marque est très important pour les franchiseurs et que, dans ce cas précis, la copie est évidente. «On ne parle pas d’omelette aux trois fromages», a-t-elle indiqué à La Presse.

Michel Mailhot, porte-parole des franchises Eggsquis, signale pour part qu’une défense sera présentée si besoin est, et que ce sera à la justice de décider. Les franchisés Eggsquis ont une certaine latitude, en fonction des «capacités», dit-il. M. Mailhot se demande s’il existe vraiment des droits d’auteur pour les plats. «Comme dans La Petite Vie, un pâté chinois, c’est steak, blé d’Inde, patates», dit-il. Il cite aussi l’exemple de la polémique qui entoure la création de la poutine. «Il y en a qui disent que c’est un gars de Warwick qui l’a inventée, d’autres, que c’est un gars de Drummondville.»

Quoi qu’il en soit, s’il n’est pas réglé d’ici là, ce débat culinaire sera au menu de la Cour supérieure le 6 octobre. Après le petit-déjeuner »

 

Pas de « bug » pour « BUDWEISER »

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Écrit par Olivier Van de Vorst Mardi, 24 Août 2010 09:30

 

Décidément la bière Budweiser fait l’objet de grandes saga juridiques et c’est cette fois sur un aspect procédural que s’est penché la Cour de Justice le 29 juillet dernier.

Budvar, une brasserie tchèque, a formé une opposition contre la marque communautaire « BUDWEISER » d’Anheuser-Busch (ci-après AB). L’opposition était basée sur les marques antérieures « BUDWEISER » et « Budweiser Budvar ». AB a demandé à Budvar d’apporter la preuve de l’usage sérieux de ses marques. Budvar a fourni des preuves d’usage dans le délai imparti par l’OHMI pour présenter les frais, preuves et éléments nécessaires à l’appui de l’opposition.

La marque « BUDWEISER » de Budvar ayant cependant du être renouvelée au cour de ce délai imparti par l’OHMI, Budvar a envoyé de lui-même à l’OHMI une copie du certificat de renouvellement. Cette copie étant parvenue après l’expiration dudit délai de l’OHMI, AB a contesté l’admissibilité du certificat de renouvellement remis à l’OHMI.

La Court n’a pas suivi la position d’AB et a indiqué que, conformément aux dispositions communautaires, seul l’OHMI avait qualité pour demander la preuve qu’une marque antérieure avait bien été renouvelée lorsque cette marque expirait après le dépôt de l'opposition. Il s’agit du premier cas sur cette problématique, et c’est intéressant de noter que (pour une fois) l’obligation une mise à la charge de l’OHMI.

budweiser


 

 

 

Zahia devient une marque !

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Écrit par Eric Schahl Jeudi, 19 Août 2010 12:41

Qui suit l’actualité des dépôts de marques n’aura pas manqué de noter que Madame Zahia Dehar, dont la notoriété s’est développée dans le cadre des relations qu’elle a entretenues avec des joueurs de notre équipe nationale de football, a déposé son prénom à titre de marque sous la forme PRETTY ZAHIA sous le n° 10 3 748 707.

Ce dépôt revendique un certain nombre de classes d’activités (23 au total) dont certains produits ou services sont assez pittoresques : kits d’aide sexuelle, accessoires conjugaux, services de démonstration de produits, accompagnement de voyageurs, production de films, location de chambres d’hôtel, soins de beauté pour être humains ou animaux, etc.

   

Concurrence déloyale en Chine et protection d’un packaging : trop d’obstacles ?

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Écrit par Eric Schahl Vendredi, 13 Août 2010 09:16

La loi sur la concurrence déloyale en Chine prévoit que, pour reconnaitre un comportement imitant un packaging ou une décoration, trois conditions doivent être remplies :

  1. le packaging / décoration doit être unique c'est-à-dire avec des particularités distinctives permettant d’identifier sa source (c'est-à-dire la société qui le produit) et ne doit donc pas correspondre à des éléments adoptés communément par d’autres pour des produits identiques
  2. le produit concerné doit être connu sur le marché
  3. la confusion entre les produits doit être rapportée

Quelle est notre appréciation de ces 3 critères ?

 

Agir ou… agir, il faut choisir !

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Écrit par Frédérique Durandeau Mercredi, 21 Juillet 2010 09:41

La réservation de noms de domaine contrefaisants dans l’unique but de tirer profit de la notoriété de marque (vente du nom de domaine au titulaire de la marque et/ou liens commerciaux générant une rémunération dite au pay per click) est une activité qui semble toujours rentable au regard du nombre de décisions émises chaque jour par le seul Centre d’Arbitrage de l’OMPI !

Mais pourquoi les « réservataires illégitimes » ne se lassent-ils pas ?

fred

   

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